Interview

Une mise en bouteille au sommet

Agence 1948
Written by Agence 1948

Dimanche 31 janvier, sous les auspices d’une matinée particulièrement ensoleillée, une partie de l’équipe de l’Agence 1948 est partie dans le Golan, à la rencontre d’un de ses clients : le Club Seror.
Ce Club d’amateurs de vins et d’huiles d’olives et de passionnés d’Israël situe son vignoble sur les hauteurs du Plateau du Golan, près du Mochav de Avnei Eitan. Rencontrer un client dans son environnement professionnel permet de mieux comprendre son identité et donc de mieux communiquer à son sujet.
Ce matin de janvier, nous nous sommes retrouvés dans une des voitures assurant le transport depuis Tel Aviv avec certains membres du Club et responsables du vignoble pour assister à la mise en bouteille de la production 2014.

Après une dizaine de brainstorming dont la salle de réunion a fait les frais, voici ce que l’on a en tête à propos du Club Seror avant d’embarquer pour cette journée : un Club dans lequel le produit est davantage un prétexte à la rencontre qu’une passion partagée par les membres. Nous pensons que l’aspect « club » et « amour d’Israël » l’emporte sur la production viticole et d’huile d’olive. C’est en considérant tout cela que nous trouvons notre baseline : Israël, ma terre, Club Seror, mon vignoble. Ce qui est important, c’est qu’il s’agit d’une production israélienne, qui vient de la culture de la terre que j’aime et que je peux en bénéficier et ainsi contribuer au développement économique d’Israël.
Dans la voiture, les discussions sur la vie quotidienne en Israël, les écoles des enfants et les cours d’hébreu vont bon train. Certains sont arrivés il y a 20 ans, d’autres il y a 2 ans et demi, d’autres encore il y a à peine 6 mois. Dans ce méli-mélo d’Alya, on retrouve une passion certaine pour Israël et un intérêt pour investir dans ce pays que l’on aime.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse

Première étape de la journée : assister à la mise en bouteille. Au beau milieu de Golan, juste avant l’entrée du Mochav, nous découvrons une dizaine de containers, tous remplis des bouteilles vides ou des fûts de vins. La mise en bouteille est évidemment toute automatisée, chacun a son rôle dans la chaîne des travailleurs, casques isolant sur les oreilles. Le bruit rappelle les machineries d’usines d’un autre temps.
Les bouteilles suivent la cadence, les unes à la suite des autres, passent par chaque étape. Elles terminent leur route après le passage à l’étiquetage, prête à être emballées et dégustées. Les membres du Club collent leurs yeux contre la vitre en plastique et on se croirait presque devant les vitrines des Grands Magasins.

Une mise en bouteille au sommet

 

Yuval, le responsable agricole de la production du Club Seror, nous entraîne vers le fond d’un grand entrepôt : c’est l’heure de la dégustation. L’oenologue du Club Seror explique la différence entre les différents verres, aère les vins et les fait goûter aux curieux, qui n’en tiennent plus d’impatience. «Huuumm…Oui, en effet, c’est délicieux », « Le rosé est divin. Doux mais résistant en bouche », «Le blanc est fruité, exactement comme j’aime ». Chacun y va de son commentaire et le bilan est unanime : le vin est bon !
Emmanuelle, qui s’occupe de la partie commerciale du vignoble, emmène un petit groupe voir les réservoirs. Un attroupement se forme autour de Yuval qui explique le processus de casherisation des vins du Club Seror. Les fondateurs du Club Seror tiennent beaucoup à cette exception casher. Les membres aussi, visiblement.

Un temps de repos pour la Terre

Nous nous mettons ensuite en route pour le vignoble, à quelques minutes de voiture de là. Le portail vert décoré de grappes de raisins et de feuilles de vignes s’ouvrent sur notre enthousiasme. Il fait très beau et les vignes et les oliviers baignent dans le soleil du Golan. Yuval nous explique que la terre était au repos cette année : c’est la Shmita. Il ne faut pas la cultiver ni consommer ce qu’elle produit. « Je peux vous dire qu’au lendemain de Rosh Hashana, j’étais là à l’aube ! » s’exclame Yuval, accompagné des rires de ses hôtes.
Les visiteurs posent des questions sur le déroulement des vendanges, la production, la vie quotidienne de Yuval – rythmée par les saisons et les récoltes. Celui-ci en profite pour dispenser un petit cours de Gmara, comme il a l’habitude de le faire tous les jours, sur la large table en bois qui borde les oliviers. Certains s’y projettent davantage attablés pendant l’été devant un bon repas mais tout le monde écoute attentivement.

Une mise en bouteille au sommet2

 

Peu après, alors que le soleil est au zénith, les premiers affamés se sont entendre. Le Golan, ça creuse ! Yuval et son épouse Karine nous ouvrent les portes de leur maison pour que nous puissions partager ensemble un déjeuner. Les membres du Club s’extasient devant la vue qui s’offre à eux : le Mont Hermon et ses sommets enneigés. « Il faut absolument qu’on vienne passer un week-end ici ! Regarde, on prend un petit chalet, avec les enfants, on vient à 2 ou 3 voitures, et on va skier dans la journée ! » propose Laurent à Dan, qui aiment se retrouver lors des événements du Club Seror.

Le déjeuner est ponctué par les rires du bout de la table, les bruits de verres qui s’entrechoquent, les bouteilles qu’on ouvre et des discussions sur le Golan et la vie dans le Mochav.

A la fin du déjeuner, les bises claquent, on se promet de se voir à Tel Aviv et de prévoir pour de bon ce week-end de ski.
En attendant, on retrouvera la bonne humeur d’aujourd’hui dans chaque bouteille de vins et d’huiles d’olives que l’on rapporte à la maison.

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